Gwénaël Apollon, secrétaire générale du YMCA d'Haïti, a fait
savoir qu'à sept semaines suivant le séisme du 12 janvier
dernier, la « vie à Port-au-Prince ressemble à un tableau non
fini réalisé par un artiste dément ». Un grand nombre de
personnes quittent encore Port-au-Prince, Leogane, Grand Goave et
Petit Goave pour se réfugier à un endroit plus sécuritaire et
d'autres s'obstinent à faire les démarches pour obtenir un visa et
quitter le pays, alors que la majorité vient en aide aux
survivants. Dans l'ensemble, les forces armées étrangères,
l'effectif de l'ONU et les 5 000 ONG sont occupés. On
voit de toute part les ambulances et les camions à incendie, les
poids et l'équipement lourds occasionnent d'immenses bouchons de la
circulation pendant leurs travaux de démolition de maisons et
d'immeubles fissurés. De nombreuses personnes prennent part en
masse à un programme de travail rétribué en vivres pour balayer et
nettoyer le débris des rues. »
Le YMCA d'Haïti, avec le soutien de partenaires YMCA
internationaux comme les YMCA du Québec, le YMCA de la République
dominicaine et l'Alliance des YMCA de l'Amérique latine et des
Caraïbes, a coordonné avec succès deux convois d'aide à Haïti en
provenance de la République dominicaine, qui transportaient des
articles d'aide d'urgence essentiels, comme des vivres, des
médicaments et d'autres provisions. Alors que les travaux d'urgence
se poursuivent, le YMCA d'Haïti tourne maintenant son attention sur
la reprise des programmes communautaires du YMCA, plus
particulièrement ses services critiques, comme le service de
consultation psychosociale et d'éducation pour les jeunes. Le YMCA
cherche à obtenir de grandes tentes pour y offrir ses services de
façon temporaire.
Les membres du groupe partenaire de soutien du YMCA d'Haïti se
réunissent régulièrement afin de coordonner les efforts de secours
et les plans de restauration à long terme du YMCA. Une petite
délégation se rend actuellement à Haïti pour aider le YMCA avec sa
planification à long terme.